Le « Free Walking Tour » est un concept qui se développe dans de très nombreuses villes à travers le monde. Il s’agit d’une manière agréable, divertissante et enrichissante de découvrir l’histoire, les monuments et quelques anecdotes au sujet de la ville visitée. Le tour se déroule à pied, avec un guide généralement local et qui en connait long sur l’endroit en question. Il dure de deux à trois heures et amène le groupe (en général maximum 20 personnes) dans les divers points clés de la ville. Le « Free Walking Tour » fonctionne sur un système de pourboire. Il n’y a pas de tarif de base, chacun paie en fonction de sa satisfaction, à la fin du tour.

Pasion Andina a testé pour vous le « Free Walking Tour » de Cusco, Free Tours By Foot Cusco. L’entreprise est gérée par 4 frères. Richard réalise les tours en espagnol, Elvis en anglais, le 3ème frère distribue les flyers auprès des différents acteurs touristiques et le petit dernier s’occupe du site internet. Du lundi au samedi 4 tours sont organisés : à 10h, à 13h, à 15h15 et à 17h30 pour un tour de nuit. Le dimanche il y une visite à 12h20. Tous les tours partent depuis la Plaza Recocijo, en plein centre de Cusco.

Le tour de 10h commence par une brève explication au sujet de l’histoire de Cusco et du Pérou. On apprend notamment que Cusco, ville vieille de 1000 ans, signifie « nombril » car c’était le point central de l’empire incas, qui s’étendait depuis l’Équateur jusqu’en Argentine, en passant par le Pérou, la Bolivie et le Chili. Richard nous explique également l’histoire du drapeau quechua, qui possède une couleur de plus que le drapeau gay (ne pas se méprendre, il n’y a pas de bleu ciel dans le drapeau gay !) ou encore que Cusco possède 3 club de football pour un peu moins de 350’000 habitants.

Début du tour : sur la Plaza Recocijo

Début du tour : sur la Plaza Recocijo

Le groupe se dirige ensuite vers la Plaza San Francisco, en passant par la rue Garcilaso et la maison de cet important chroniqueur dans l’histoire de Cusco. Sur la Plaza San Francisco, Richard nous montre plusieurs plantes et nous expliques les vertus de chacune. Il nous montre aussi la fleur Cantua, fleur nationale du Pérou (qui est aussi fleur national en Bolivie et au Chili…) considérée comme le moyen de procréation entre le dieu Soleil et sa déesse la Lune de leurs enfants les Étoiles lorsqu’un colibri vient y butiner.

La maison de Garcilaso

La maison de Garcilaso

La fleur natinale du Pérou

La fleur nationale du Pérou

Richard nous explique que c’est sur la Plaza San Francisco que le dimanche a lieu un marché gastronomique, où on peut notamment déguster le « chiriuchu », le plat avec le fameux Cuy (cochon d’inde) et ses accompagnements à un prix correct. On va venir tester !

La visite se poursuite en direction du quartier de San Pedro, de l’église San Pedro et du marché de San Pedro. À Cusco, chaque quartier est défini selon le nom de l’église, du marché et de la place. Dans le quartier de San Francisco il y a l’église de San Francisco et la Plaza San Francisco. Dans le quartier de San Blas, il y a la Plaza San Blas, l’église San Blas et le marché de San Blas. Facile pour se repérer ! Le petit groupe entre dans le grand marché couvert de San Pedro où Richard explique comment marchander ou demander des « aumentos », pour le même prix avoir deux ou trois fruits de plus, nous montre différentes variétés de pomme de terre (il y en a plus de 4’000 au Pérou), nous explique ce qu’est la « gelatina de carne de res » (de la gélatine de bœuf, soit disant excellent pour l’arthrose…), ainsi que différents endroits où déguster de délicieux jus de fruits frais ou mets typiques où se rendent également les locaux.

Le marché de San Pedro

Le marché de San Pedro

Le prochain arrêt explicatif se situe à la Plaza de Armas, la place centrale de Cusco où ont lieu des défilés tous les dimanches. On y trouve notamment la tombe de Tupac Amaru, le dernier chef incas, qui fut écartelés par les conquistadors en 1572 (on vous épargne les détails…) ainsi qu’un statue de Manco Capac, le premier chef incas, au centre de la place.

On s’arrête ensuite devant un mur qui a survécu aux destructions des conquistadors. Richard nous explique comment reconnaître un mur incas. Il faut qu’il soit incliné, entre 10 et 20 degrés, une technique ingénieuse inventée par les incas pour que la construction résiste aux tremblements de terre et qu’il n’y ait pas de ciment entre les pierres. Le mur est formé comme des lego, avec les pierres qui s’emboitent. On s’arrête également pour visiter les ruines du palais de l’Incas Pachacutec, considéré comme l’incas le plus important. Son palais comportait 180 chambres, pour y héberger ses enfants, sa femmes, ses concubines ainsi que les servantes et serviteurs. Sur la base de ce palais dont les restes permettent de définir de manière plus ou moins claire les plans utilisé, on pense que la plupart des palais incas était constitués de la même façon. Les chambres possèdent tout le temps deux entrées ; une pour l’homme et une pour la femme, afin d’établir harmonie et égalité dans le couple.

Le Palais de l'Incas Pachacutec

Le Palais de l’Incas Pachacutec

Richard propose ensuite de nous montrer comment différencier la laine d’alpaca véritable avec la synthétique ainsi que celle d’un bébé alpaca ou d’un adulte. Au toucher, la différence est flagrante. La laine d’alpaca adulte est douce, celle de bébé est incroyablement douce tandis que la laine de mouton est plus rêche et pique au toucher. Il y a également des pulls qui mélangent laine synthétique et laine d’alpaca.

La visite se termine par un free pisco sour, le cocktail traditionnel. Santé !
Et merci Richard !

Pisco Sour à la fin du tour

Pisco Sour à la fin du tour