La tradition artistique péruvienne remonte aux civilisations de l’Ancien Pérou, en élaborant la céramique, les textiles, l’orfèvrerie et la sculpture. En plus de développer ces techniques, les Incas firent des merveilles architectoniques, comme le Machu Picchu par exemple.

Les racines principales de la culture péruvienne se trouvent entre les traditions amérindiennes et espagnoles, bien qu’influencées par des groupes ethniques d’Afrique, d’Asie et d’Europe.

Art Préhispanique.

Il est conventionnellement accepté de diviser l’évolution de l’art préhispanique en trois périodes.

Le préclassique (1500 av JC. – 300 ap. JC.).

L’art précolombien se présente de forme hétérogène. Lors de cette période, l’Amérique était formée par des chefs de tribus isolées et régnaient sur de petit territoires dont les perspectives culturelles se développaient indépendamment les uns des autres.

Le Classique (300 – 900).

Le développement de puissants empires donna l’origine et permit la formation d’un art avec un style défini. Bien que l’on considère généralement la période pacifique, les études les plus récentes ont démontré que la majorité des civilisations de la période classique étaient guerrières. Les conquêtes et le commerce intense produisirent une richesse qui s’est utilisée pour la construction de centres cérémoniels ou urbains, comme pour la création d’effets personnels chaque fois plus luxueux et d’objets funéraire ou rituels de grande qualité.

Le Postclassique (900 – 1540).

La dernière période se caractérise principalement pour les fréquentes guerres provoquées par les pressions socio-économiques comme l’augmentation de la population et le développement technique. Les cultures et civilisations de cette période sont les mieux documentées, grâce aux chroniqueurs espagnols qui recopièrent leurs impressions personnelles ou les histoires de leur conquête.

Types d’Art

L’art andin préhispanique se manifeste principalement dans la création d’objets en céramique qui est le matériel le plus fréquent dans le registre archéologique andin, et des techniques comme la sculpture, la métallurgie, le tissage, la peinture la sculpture et l’architecture.

La Sculpture.

La sculpture sur pierre, a surtout commencé son apparition dans les manifestations culturelles et artistiques de Chavin de Huantar.  Ce temple fut le premier centre de dévotion dans les Andes, tenu par un état éminemment théocratique. C’est pour cela que la présence de l’imagerie religieuse était vitale dans son organisation. Mais en général, les civilisations andines, n’ont pas trop développé la sculpture, ils n’avaient pas de traditions autour de l’imagerie sculptée, comme les Egyptiens ou la Grèce antique par exemple.

Les ruines de Chavin de Huantar

Les ruines de Chavin de Huantar

Les Textiles

Les textiles précolombiens furent élaborés avec des techniques très créatives et sophistiquées, tant pour la finesse des fils, les couleurs et la trame. Pour la majorité, ces textiles recréent le monde naturel et surtout l’univers mental.

De plus en plus, il est plus ou moins admis, que les dessins tissés sont ni plus ni moins qu’une forme d’écriture sous forme d’idéogrammes.

Art Vis royal.

Les premières expressions (1532-1620)

Dans les champs des arts, la conquête du Tawantinsuyo interrompit violement les traditions autochtones, qui ont été déplacé avec une grande rapidité par la culture visuelle européenne. Contrairement au symbolisme dominant dans l’art incaico, la peinture et la sculpture de la Renaissance imposés par les conquérants avaient comme axes la perspective et la représentation “réaliste” du monde visible. Par conséquent, il ne requérait pas une connaissance spécialisée de ses potentiels observateurs, mais faisait simplement appel à un simple regard. En 1533, pendant que le capitaine espagnol Diego de Mora peignait l’Inca Atahualpa prisonnier à Caramarca, commençait à circuler sur le vaste territoire andin, des toiles, tableaux et images représentants la nouvelle religion. Pendant les années suivantes, des maitres péninsulaires organisaient des ateliers dans lesquels indigènes, métis et créoles, étaient instruits. La gravure européenne dans le XVIe siècle a aussi contribué dans ces processus de transformation culturelle et d’évangélisation, qui ont donné matière à la société coloniale.

Au Pérou, il est reconnu comme Art Colonial, la période comprise entre le XVIe et le XVIIIe siècle, c’est-à-dire, de l’après conquête jusqu’à l’étape de l’indépendance.

Peinture

La peinture coloniale a eu trois grandes influences: l’italienne, très intense pendant le XVIe et au début du XVIIe siècle ; la flamande, depuis le début, et croissante puis très forte au XVIIe siècle, mais surtout constante au moyen des gravures ; et l’espagnole, qui s’est manifestée avec grande force durant la période baroque des XVII et XVIIIe siècle, spécialement au travers de l’école de Séville.

Par la suite et après que les indigènes et métis furent initiés, commença le Baroque américain, avec l’introduction et la récupération de nouveaux facteurs dans le panorama artistique. L’incorporation de ce qui est indigène n’a pas dérivé seulement dans un style, mais a supposé un concept différent de l’univers et de son expression, en se manifestant dans un art différent et propre. Les artistes indigènes ont interprété les sujets religieux et les styles des travaux de l’art occidental donnés par les prêtres catholiques. Les peintures coloniales montrent des thèmes de saints et figures religieuses combinées avec des éléments indigènes, comme vêtements andins ou expressions faciales andines. Aussi, chaque église, couvent, monastère et peuple ont un saint patron ou “Saint.”

Le Maniérisme et l’influence italienne dans la peinture virreinal péruvienne

Martin Soria affirme que pendant le siècle XVI la peinture est indolente et pratiquement européenne et, bien qu’il ait existé beaucoup d’œuvres qui sont arrivées aux terres péruviennes depuis l’Espagne, l’influence péninsulaire a été dépassée par les apports arrivés depuis l’Italie, la Flandres, la France et l’Allemagne à travers ses gravures et la présence au Pérou des artistes eux-mêmes. Avec l’arrivée de Bernardo Bitti (1548-1610) aux terres américaines on entame l’influence italienne dans la peinture virreinal, cette dernière qui sera renforcé par la présence de Mateo Pérez d’Alesio (1590-1616) et Angelino Medoro (1567-1633) et se prolongera dans des disciples et des partisans pendant le premier tiers du XVIIe siècle.

Etape Baroque.

À la fin du siècle XVI la peinture maniériste cède le pas vers un plus grand naturalisme dans les œuvres d’art en donnant à un nouveau style connu comme Baroque. Selon le Conseil de Trento, toute œuvre d’art doit avoir pour but principal d’avoir une intentionnalité rhétorique et sensibiliser au spectateur, c’est-à-dire, l’œuvre d’art doit facilement être comprise par tous.

Le style baroque prédomine l’après conquête et la Vice-royauté, quoi que modifié par les traditions autochtones. Durant cette période, l’art se concentre plus particulièrement sur le thème religieux. Les nombreuses églises et les peintures de l’école de Cusco le démontrent.

En Italie le plus grand exposant de ce qui est baroque est l’École Bolognaise caractérisée pour avoir de grandes lumières, utiliser des sujets mythologiques. Exposants : Carracci, Tiepolo. D’autre part, en Espagne le Baroque est plus attaché au style ténébriste et a utilisé le Clair-obscur pour modeler la forme et en respectant l’échelle. Il n’embellit la forme ni dans ce qui est formel ni dans ce qui est thématique. Son plus grand antécédent nous le trouvons même avant Zurbarán, avec le Grec (prébaroque XVI s.)

Nous pouvons distinguer deux étapes du Style Baroque, le premier appel de la plénitude du réalisme, eu entre leurs plus grands exposants en Espagne Velázquez, à Zurbarán et José de Rivage appelé « l’españoleto ». De ce dernier on présume l’emploi de régisseur des toiles dans le Couvent du San Déchaussés Lorenzo et la Lapidation de San Esteban.

La seconde étape appelée développement plein du Baroque, se trouve dans le dernier tiers du XVII siècle en Espagne. Il se caractérise en étant une peinture de caractéristiques plus grandement italiennes, il innove dans les compositions, en lui donnant un plus grand dynamisme avec aide des perspectives architectoniques (il ouvre des portes et des passages). Entre leurs plus grands exposants dans des Espagnols nous distinguons des Valdes Real et Murillo. Les œuvres du premier de la série de la vie de San ignacio de Loyola situé dans ce qui est Lunetos du navire de l’évangile de l’Église de San Pedro de Lima tandis qu’au deuxièmement on lui attribue San José avec l’enfant du Couvent des Déchaussés de Lima. De même, il souligne l’œuvre de Bartolomé Román, celui qui a peint la Série d’Archanges de San Pedro de Lima.

Le Clair-obscur a Cusco.

Pendant la première moitié du XVII siècle la peinture cusquenienne reçoit l’influence de l’enseignant italien Bernardo Bitti celui qui laisse là plusieurs disciples comme Pedro Vargas et de Gregorio Gamarra. Ceux-ci ont été des continuateurs du style maniériste. Toutefois, la seconde moitié de ce siècle présente des caractéristiques totalement différentes dut en partie à l’influence des dessins et des gravures flamandes comme ceux de Martín Vos et de Halbeck respectivement, ainsi que de la peinture de Zurbarán. Également, pendant cette période certains des peintres étaient d’origine indienne et métisse. Entre ces artistes nous pouvons souligner Juan Calderón, Martín de Loayza, Cadres Crique, Juan Espinoza des Monteros, Basilio Santa Crux Callao et de Diego Quispe Tito